Vincent Delvigne
Université Bordeaux, 33, Graduate Student
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Research Interests:
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La pétroarchéologie du silex s’attache à définir les origines des silex retrouvés dans les sites archéologiques. Au vu des avancées méthodologiques récentes : définition toujours plus précise des faciès, vision dynamique du parcours du... more
La pétroarchéologie du silex s’attache à définir les origines des silex retrouvés dans les sites archéologiques. Au vu des avancées méthodologiques récentes : définition toujours plus précise des faciès, vision dynamique du parcours du silex dans son environnement (chaîne évolutive), mise en place d’une cartographie précise des domaines minéraux siliceux etc, il est aujourd’hui possible de distinguer non seulement le lieu de formation du silex (le gîte primaire) mais également son lieu de collecte (gîte primaire ou secondaire).
L’étude exhaustive des silex de collections archéologiques du Paléolithique supérieur a permis la mise en évidence d’une diversité insoupçonnée de matériaux représentatifs d’un vaste litho-espace (espace géographique comprenant l’ensemble des matériaux considérés). A cet égard, nous avons développé un modèle de représentation de l’origine et de l’acquisition des matières premières retrouvées sur un site archéologique,
non plus sous une forme sito-centrée (en étoile), mais sous une
forme qui serait plus en accord avec les données issues des observations ethnographiques (réseau de lieu sensu Debarbieux). La représentation, au sein des industries lithiques, des différents types de matériaux, ainsi que leurs modes d’introduction sur le site, permettent de distinguer les
choix opérés par les hommes et les contraintes naturelles subies, autorisant dés lors l’inscription sémantique du litho-espace dans un essai de reconstruction du paléo-espace social.
Afin d’illustrer nos propos nous nous appuierons sur les résultats obtenus pour quatre sites du Badegoulien (20 500 à 19 000 BP) d’Auvergne ayant bénéficié d’études récentes et/ou de campagnes de datation : le Rond-du-Barry (Haute-Loire), La grotte Cottier (Haute-Loire), La Roche-à-Tavernat (Haute-Loire) et la Contrée Viallet (Allier).
L’étude exhaustive des silex de collections archéologiques du Paléolithique supérieur a permis la mise en évidence d’une diversité insoupçonnée de matériaux représentatifs d’un vaste litho-espace (espace géographique comprenant l’ensemble des matériaux considérés). A cet égard, nous avons développé un modèle de représentation de l’origine et de l’acquisition des matières premières retrouvées sur un site archéologique,
non plus sous une forme sito-centrée (en étoile), mais sous une
forme qui serait plus en accord avec les données issues des observations ethnographiques (réseau de lieu sensu Debarbieux). La représentation, au sein des industries lithiques, des différents types de matériaux, ainsi que leurs modes d’introduction sur le site, permettent de distinguer les
choix opérés par les hommes et les contraintes naturelles subies, autorisant dés lors l’inscription sémantique du litho-espace dans un essai de reconstruction du paléo-espace social.
Afin d’illustrer nos propos nous nous appuierons sur les résultats obtenus pour quatre sites du Badegoulien (20 500 à 19 000 BP) d’Auvergne ayant bénéficié d’études récentes et/ou de campagnes de datation : le Rond-du-Barry (Haute-Loire), La grotte Cottier (Haute-Loire), La Roche-à-Tavernat (Haute-Loire) et la Contrée Viallet (Allier).
